Les envois de SMS simplifient le quotidien des paysans camerounais



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Ce Camerounais qui est ingénieur en génie électrique et expert en énergie renouvelable a développé une application qui permet aux agriculteurs de commander à distance l’irrigation de leurs champs.
Ce jeune homme qui s’est formé en Asie a décidé de rentrer chez lui au Cameroun à la fin de ses études, il connaissait bien la vie et les contraintes quotidiennes des agriculteurs de son pays et il avait une idée pour leur simplifier la vie.
Ce jeune homme brillant a, bien entendu, reçu de nombreuses propositions de travail quand il a eu terminé ses études, ses parents le poussaient à les accepter en lui disant qu’il pourrait les aider financièrement à distance mais lui pensait qu’il pourrait améliorer les conditions de travail des agriculteurs locaux en leur proposant une solution pour l’irrigation et qu’il serait ainsi plus utile à son pays. Mais pourquoi l’irrigation ? Il se souvenait, enfant, d’avoir dû aller tôt le matin et le soir déclencher l’irrigation du champ de la famille et si il ne le faisait pas il n’avait pas de beignet pour le goûter...Après des mois de réflexion il s’est dit qu’au Cameroun la population est bien équipée en téléphone mobile et les envois de SMS sont faciles, il pense donc que sa solution est fonctionnelle. Une fois le prototype au point il en a fait la publicité autour de lui et il a été rapidement contacté par une association de femmes agricultrices qui plantent des pastèques. Avec elles il va sur le terrain, étudie le sol, il installe un système d’arrosage complet, les femmes installent l’application sur leurs téléphones et elles envoient des SMS deux fois par jour. Et pour la première fois, au Cameroun, elles ont récolté leurs pastèques en février alors que c’est encore la saison sèche. Les envois de SMS permettent aussi de diviser l’eau suivant les besoins de chaque plantation.


L’application marche, les envois de SMS sont efficaces et le système fonctionne parfaitement mais il faudrait maintenant que les investisseurs s’y intéressent et viennent en Afrique. Des investisseurs, il en existe en Afrique prêts à investir dans ce genre de startups mais ils veulent investir dans des entreprises un peu plus matures, qui présentent un produit qui a déjà quelques clients, qui dégage un petit chiffre d’affaires histoire de montrer que le modèle est durable et capable de croissance.
La startup camerounaise ne remplit pas encore totalement tous ces critères mais il a déjà reçu une petite aide de la part d’une banque française et il continue à présenter son application dans les salons dédiés ce qui lui permet de se faire connaître.
Selon une étude récente les startups ouest africaines seraient plus nombreuses que les startups est africaines. Ces startups sont considérées comme très innovantes dans tous les secteurs mais surtout dans le secteur financier et dans le secteur Biotech.