Un SMS rappelle aux malades du paludisme de prendre leur traitement



sms-malaria.jpg


90 % des malades atteints de la Malaria se trouvent en Afrique et la maladie est souvent mortelle. La maladie est transmise par la piqûre d’un moustique lui-même infecté après avoir piqué une personne infectée. Il existe des combinaisons de médicaments (arthéméter avec amodioquine, luméfantrine et autres) qui sont efficaces mais le traitement doit être pris très régulièrement et ne doit surtout pas être suspendu. Le problème c’est que les malades arrêtent de prendre leur traitement quand ils vont mieux et le parasite devient résistant.
Au Ghana une université a testé l’envoi groupé de SMS à 2000 malades. La moitié du groupe recevait toutes les 12 heures un SMS de rappel pour prendre leur traitement et l’autre moitié ne recevait rien. Au bout d’un certain temps on s’est rendu compte que les cibles de ces envois groupés de SMS avait pris correctement leur traitement et donc allaient mieux. D’autre part il est apparu lors de cette étude que seul l’envoi de masse de SMS de rappel était réellement efficace, en effet l’envoi groupé de SMS contenant des informations sanitaires n’avait pas du tout la même efficacité.


La Malaria ou paludisme est aussi appelé la fièvre des marais. C’est à Constantine en Algérie qu’un médecin français, A. Laveran a décrit la maladie ce qui lui vaudra un prix Nobel en 1907. Un médecin anglais mettra en évidence le rôle de l’anophèle dans la propagation de la maladie.
Mais la Malaria existe depuis 50 000 ans et c’est un fléau mortel pour l’espèce humaine..
Jusqu’au XX° siècle on soigne le paludisme avec la quinine qui avait l’inconvénient de provoquer des effets secondaires et qu’il fallait prendre tous les jours. Les chercheurs découvrent en 1926 la plasmoquie, en 1930 la quinacrine, en 1931 la rhodoquine, dès les années 60 on utilise plutôt des anti paludéens de synthèse moins coûteux à produire.
En 1972 Tu Youyou, chercheuse chinoise, extrait d’une plante l’artemisine qui est encore aujourd’hui utilisée en combinaison avec d’autres produits.


Le vaccin est bien sûr la meilleure solution mais à part une tentative colombienne non aboutie tous les essais sont négatifs à ce jour. Mais le paludisme tue un peu moins dans le monde, le problème le plus grave c’est que le parasite devient résistant ce qui pourrait être dramatique.


La Malaria est présente en Afrique en zone urbaine et en zone rurale, en Afrique de l’est, en Afrique équatoriale et en Afrique subsaharienne. En Asie le paludisme est présent plutôt en zones rurales au Cambodge, au Laos, en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines, en Thaïlande, en Birmanie, en Chine et au Vietnam. Aux Antilles il y a des cas en Haïti. En Amérique centrale il y en a très peu. En Amérique du sud le paludisme est surtout présent dans les zones rurales en Bolivie, en Colombie, en Équateur, au Pérou et au Vénézuela.
La Malaria est très présente dans toute l’Amazonie.
Trouver un vaccin ou un nouveau médicament pour soigner la Malaria est un vrai défi pour la communauté médicale.